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Les habitants de Champratel (Clermont-Ferrand) se remettent en mouvement !

Publié le 19 décembre 2022

Les habitants de Champratel (Clermont-Ferrand) se remettent en mouvement !

Proposer des séances d'activité physiques à des personnes résidentes en Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) tout en prenant en compte leurs problématiques de santé : c'est l'objectif de l'action menée par le DAHLIR dans le QPV de Champratel à Clermont-Ferrand.

« Le but est de permettre aux participants de se refaire une santé tout en établissant une relation de confiance avec eux. Ensuite, quand ils sont prêts et selon leurs envies et besoins, on les accompagne vers un club ou une association. »

C’est par ses mots que Matthias Martinez, chargé d’accompagnement QPV au DAHLIR Puy-de-Dôme, définit les objectifs des séances d’activité physiques qui ont lieu tous les lundi au sein de la Maison de Quartier de Champratel de Clermont-Ferrand. Des séances organisées grâce à la collaboration entre plusieurs structures locales et qui ont de nombreux bénéfices pour un public bien ciblé.

 

Un public spécifique

Si le DAHLIR accompagne depuis plus de 10 ans de nombreux publics fragilisés vers la pratique d’une activité de loisir, l’action menée dans le QPV de Champratel est assez unique au sein de l’association. En effet, celle-ci regroupe deux dispositifs du DAHLIR : Santé et QPV.

Tout remonte à quelques années. La Maison de Santé de Champratel, et notamment le docteur Guignard, souhaite orienter certains patients vers des séances d’activités physiques, afin qu’ils se remettent en mouvement. En effet, pour de nombreux patients atteints d’une maladie chronique comme le diabète, l’obésité ou la dépression, le sport peut être un levier important du bien-être physique et morale. Il faut donc trouver à ces patients une proposition d’activités physiques adaptées à leurs problématiques de santé mais il existe aussi d’autres contraintes, comme l’indique le Dr Guignard :

« Pour nos patients, résidant en QPV, il y avait une vraie problématique de proximité pour la reprise d’une activité physique. Les séances devaient avoir lieu directement sur-place. C’est pour cela que nous avons contacté le DAHLIR et participé à la création de ce projet. »

De plus, l’Agence Régionale de Santé et la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports ont pu mettre en évidence une sédentarité plus marquée chez les habitants des QPV, en raison souvent d’une problématique financière, de santé ou tout simplement de priorité. Ces structures ont alors choisi d’impulser des projets permettant de pallier ce problème, comme le DAPAP ou Dispositif d’Accompagnement vers la Pratique d’Activité Physique.

Le DAHLIR, qui porte le DAPAP dans le Puy-de-Dôme et dans plusieurs autres départements, a donc mis en place cette nouvelle action mêlant deux de ses dispositifs pour proposer aux patients orientés par la Maison de Santé de l’activité physique adaptée directement au sein du quartier.

 

Un travail partenarial indispensable

Mais ce projet ne sera rendu possible que par la collaboration de nombreux acteurs locaux. D’abord, il est possible grâce aux orientations des patients par les professionnels de santé de la Maison de Santé qui sont convaincus des bénéfices de la pratique.

Ensuite, le DAHLIR s’est associé au Centre Social de Champratel pour accueillir les séances et pour réaliser des permanences. Matthias est de ce fait régulièrement présent au sein du centre social pour rencontrer et s’entretenir avec des résidents du QPV, et discuter de leur projet sportif ou de vie.

Enfin, l’ASM Sport-Santé a été sollicitée pour l’animation des séances hebdomadaires, de par leur expertise dans les activités physiques adaptées.

 

Reprendre goût à l’activité physique

Pour Lucas Paire, encadrant des séances pour l’ASM Sport-Santé, il est d’abord primordial que les participants prennent plaisir à la séance, afin qu’ils reviennent régulièrement et que naisse le désir d’une pratique pérenne en association.

Musique, bonne humeur et convivialité sont donc de mises lors de ces séances. Mais cela n’empêche pas les participants de tout donner et de bien travailler leurs muscles !

« C’est parfois difficile, mais on progresse et on est en meilleur forme. On gagne en équilibre, en cardio, en force… »

Grâce à cette pratique, les participants retrouvent confiance en leur corps. Mais elle pousse aussi au développement d’une nouvelle passion ou d’une envie d’aller plus loin, en club ou en association. Le DAHLIR accompagne alors les bénéficiaires dans cette nouvelle étape. Cela a notamment été le cas pour Martine, qui pratique désormais à l’ASM, ou Marine, qui souhaite reprendre le rugby la saison prochaine !

 

 

Cette action a pu faire l’objet d’un reportage par la radio RCF Puy-de-Dôme ! Il est à découvrir dans l’émission « Acteurs de Fraternité.

A partir de 23min :

 


Propos recueillis par Pierre Boccon