Publié le 26 juin 2026
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Moi, c’est Querol Y Sancho Lucas, plus connu au DAHLIR sous le nom de Querol Lucas seulement. Je vais avoir trente-cinq ans. Je viens de l’est de la France, de Sochaux pour les amateurs de foot. A la fin du lycée, je voulais devenir infirmier mais je n’ai pas eu le concours.
C’est à ce moment-là que j’ai découvert la filière APA, que je ne connaissais pas du tout. Elle associait le sport et le domaine de la santé, deux univers qui me parlaient beaucoup. Petit à petit, je me suis dit que ça valait le coup d’aller creuser dans cette voie-là. C’est comme ça que je suis devenu enseignant APA en 2012.
J’ai créé mon poste dans un HDJG (Hôpital de Jour Gériatrique), où j’ai travaillé pendant dix ans. J’y accompagnais des patients atteints de troubles cognitifs, comme la maladie d’Alzheimer ou d’autres maladies neurodégénératives.
Ensuite, pendant le COVID, notre région a été particulièrement touchée et nous avons dû fermer le service d’hôpital de jour. J’ai alors été redirigé vers un service de neuro-gériatrie où nous accueillions, pendant l’épidémie, des patients non réanimables.
À la suite du COVID, avec ma compagne, nous avons décidé de prendre du recul et de partir deux ans en Guadeloupe. L’idée était de changer de cadre de vie, tout en continuant à travailler dans le milieu médical, en clinique et en maison de retraite.
Lors de la naissance de notre fils, nous sommes revenus en métropole, à Lyon. C’est à ce moment-là que j’ai découvert le DAHLIR.
Je suis Chargé d’Accompagnement et Coordinateur Handicap sur le 69.
A la base, je voulais être APA dans le monde du handicap, et finalement, je me suis orienté vers la rééducation en gériatrie. Il m’a donc fallu, pour ce poste de Coordinateur, me replonger dans ce qu’est la trisomie, le TSA, le TDAH… et en grande partie avec des enfants ! C’était un beau défi de réapprendre des choses. Et j’en apprends encore tous les jours !
Il y a une petite fille que nous accompagnons depuis bientôt deux ans. Elle a 6 ans et est atteinte de TDAH. Et là, au fur et à mesure des adaptations et du suivi, il y a eu une réelle amélioration. Sa maman était vraiment en détresse au moment où nous avons pris en charge sa fille. Elle était à bout. C’était très compliqué.
Aujourd’hui, la situation a énormément changé : sa fille est plus apaisée, tout se passe beaucoup mieux et la maman a pu retrouver du temps pour elle.
C’est une double réussite : pour l’enfant et pour la mère ! C’est un bon exemple d’accompagnement global que l’on peut faire. Et cela fait plaisir. Ce type d’accompagnement donne beaucoup de sens à notre travail.
Les séances de sophrologie destinées aux mamans m’ont beaucoup marqué. Elles sont animées par une sophrologue du territoire, Mme Estienne.
L’objectif est d’offrir un temps de répit aux aidants familiaux et, dans ce cas précis, aux mamans. Les ateliers sont prévus pour durer une heure, mais ils se prolongent souvent, tant les échanges suscitent d’émotions.
Ces temps permettent aux mamans de partager leurs difficultés, leurs expériences et leurs ressentis. Ils favorisent également la création de liens entre elles. Il y en a qui se revoient en dehors des ateliers afin de poursuivre ces échanges et de rompre leur isolement.
Finalement, cela permet de recréer du lien pour les personnes qui sont isolées malgré elles. C’est important aussi. Et ça, j’en suis plutôt fier.

J’adore ceux qui perdent, parce qu’ils n’abandonnent pas. Ils perdent, ils ne sont pas sur le podium mais ils continuent. Quand j’étais petit, Thibaut Pinot m’avait marqué. Aujourd’hui j’aime bien le belge Wout van Aert : il est dans les meilleurs mais il ne gagne pas toujours. Pourtant, il continue de se battre, c’est très inspirant. (Actualisation en temps réel : il a d’ailleurs gagné une grande course entre l’interview et sa publication)

L’émission « l’heure du Monde ». C’est une recommandation récente partagée par ma responsable, Carine Péré. C’est un podcast animé par Le Monde, qui traite quotidiennement d’un sujet d’actualité durant une vingtaine de minutes. Je l’écoute sur le trajet pour aller au travail.
Et sur Radio Nova, j’écoute beaucoup « La dernière », ainsi que « La Riposte » avec Akim Omiri.

Plus maintenant, mais avant ! Avant, je faisais beaucoup de hand. J’ai arrêté il y a huit ans pour passer plus de temps en famille. Je souhaite prochainement me remettre au vélo.
Avec l’équipe, on fait de la natation une fois par semaine.
Ah là, je partirais bien en colo avec les enfants accompagnés dans le cadre du dispositif handicap en Guadeloupe ! Vacances, soleil, plage… Ce serait sûrement compliqué au niveau organisation car il nous faudrait beaucoup de monde. Mais cela apporterait de la bonne humeur, de la joie, du soleil… C’est important !
Nous essayons d’implanter le DAHLIR Handicap Sport dans le Rhône. C’est une période d’attente de retours d’appels à projets et de financements. Ce serait bien d’avoir l’opportunité de s’implanter ; c’est un territoire où il y a des besoins et de la demande.

Propos recueillis par Anastasia Dru