Publié le 2 novembre 2026
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Autour d’une discussion passionnante, nous découvrons une personne solaire, curieuse et motivée, au parcours très inspirant. Il partage avec nous son histoire, ses déclics et ses projets pour la suite !
Peux-tu nous raconter ton parcours avant ton arrivée au DAHLIR ?
J’ai fait un infarctus il y a presque dix ans, avec ensuite des hauts et des bas sur le plan de la santé. Ça a beaucoup chamboulé mes projets et, pendant un moment, je me suis retrouvé à ne plus vraiment savoir comment avancer.
J’avais envie de reprendre le travail, mais je sentais bien qu’il fallait que je me remette d’abord en selle au niveau santé. C’est ma conseillère France Travail qui m’a parlé du DAHLIR. J’ai commencé les démarches fin 2025 et j’ai intégré le parcours en janvier 2026.
Qu’est-ce que tu attendais de cet accompagnement ?
Je voulais prendre soin de moi, retrouver le goût du sport et regagner en autonomie.
Je cherchais un sport adapté et une reprise légère et progressive sans risquer de me blesser ou d’impacter négativement mon corps après cette période compliquée.
Forcément, j’avais des appréhensions, notamment sur mes capacités physiques, sur le mental et sur la régularité dans le temps. Parce que venir un mois ou deux, c’est facile. Mais sur la durée, c’est un autre sujet.
Comment se sont déroulées les séances ?
J’ai intégré un groupe qui existait déjà. On était généralement entre six et neuf personnes. Au début, on faisait surtout des exercices en salle : échauffement, étirements, équilibre, coordination, exercices physiques et cognitifs…
Ce que j’ai apprécié, c’est que les activités étaient accessibles à tout le monde, malgré les différences entre les personnes et leurs problématiques.
Et surtout, les séances étaient variées. On gardait une certaine base, mais chaque mardi, il y avait des nouveautés : tir à l’arc, disc golf, volley-ball, handball, danse contemporaine, cécifoot…
Ça évite de tomber dans une routine où tu fais toujours la même chose.
Une activité t’a particulièrement marqué ?
Oui, le handball. J’en avais fait quand j’étais plus jeune, pendant trois ou quatre ans. Donc forcément, retrouver le ballon, ça m’a beaucoup plu.
Et ce que j’ai aussi apprécié avec le DAHLIR, c’est qu’on n’est pas obligé de tout faire. Par exemple, il y avait une activité d’escalade où je ne me sentais pas en sécurité. Je ne l’ai pas faite et j’ai pu choisir autre chose. Ça permet de respecter ses limites.
Le groupe a-t-il joué un rôle dans ta motivation ?
Oui, énormément. Au début, je ne connaissais personne, et puis, petit à petit, on apprend à se connaître, on discute, on rigole. Et puis les chargés d’accompagnement donnent vraiment envie de venir !
Le fait d’avoir un rendez-vous régulier, ça crée aussi une habitude. Pour moi, avoir un cadre, c’est important.
As-tu constaté des changements depuis le début du parcours ?
Oui, d’un point de vue physique, j’ai changé de silhouette. Je le vois dans mes vêtements et dans mon rapport au mouvement. Ma tension était meilleure lors de mon rendez-vous chez le médecin. Et surtout, je bouge plus facilement.
Il y a vraiment un cercle vertueux qui s’est installé.
Il y a également eu une évolution dans mes habitudes. Par exemple, pendant la pause estivale, je me suis mis à faire davantage de marche et de vélo. J’ai même acheté un vélo électrique. Je me suis aussi remis à nager. À la maison aussi, je bouge davantage.
J’ai acheté un élastique pour continuer à faire des exercices chez moi.
Les loisirs prennent-ils aujourd’hui une place différente dans ta vie ?
Oui. En dehors du sport, à la maison, j’ai des occupations qui rythment mon quotidien au gré de mes envies et de ma santé. Je fais du bricolage, j’ai des poules, je jardine. Et, étant passionné de cuisine, cela me permet de cuisiner de bons produits et de me faire plaisir, tout en allant vers une alimentation saine.
D’ailleurs, mon projet professionnel se fera certainement dans l’un de ces domaines.
Et pour la suite, tu as des projets ou des envies ?
Déjà, j’ai envie de rester actif et continuer la pratique sportive en groupe.
Et je souhaite aussi avancer progressivement vers un projet professionnel qui ait du sens, tout en veillant à garder un équilibre avec mes loisirs et mes passions.
Si tu devais donner un conseil à quelqu’un qui appréhende de rejoindre ce type de projet, tu lui dirais quoi ?
Je pense que c’est comme tout : c’est de s’y mettre. Au début, tu n’as pas forcément envie. Puis en fin de compte, quand tu commences à le faire, tu te rends compte que ça fait du bien. Il ne faut pas forcément chercher à tout faire tout de suite. Il faut commencer, avancer progressivement.
Le DAHLIR nous aide et nous accompagne pour faire émerger notre motivation, en trouvant quelque chose qui a du sens pour nous. Ça permet de visualiser un objectif.
Pour moi, le DAHLIR a permis de remettre le mouvement en route, retrouver une dynamique et me donner envie de continuer.
Propos recueillis par Sidonie Joubert