Publié le 9 septembre 2026
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C’est quoi, le LIA ?
Le LIA (Low Impact Aerobic) est une activité de fitness chorégraphiée.
Le principe est de réaliser, en groupe et en musique, une succession de pas coordonnés afin de construire progressivement une chorégraphie. C’est du step sans step.
Il existe différents pas de base, qui peuvent être adaptés ou modifiés mais d’autres pas peuvent également être créés. Cette liberté permet de travailler la créativité individuelle et la cocréation de groupe.
Le terme « low impact » fait référence à une pratique à faible impact au sol : contrairement aux formes d’aérobic à fort impact, le LIA privilégie des déplacements doux pour le corps et évite les sauts.
D’où vient cette activité ?
L’histoire du LIA s’inscrit dans celle de l’aérobic et du fitness, dont le développement est lié aux travaux du médecin Kenneth H. Cooper dans les années 1960, aux États-Unis. Le Low Impact Aerobic apparaît par la suite, dans les années 80, avec la volonté de réduire les contraintes et les risques de blessures liés aux mouvements à fort impact.
Pourquoi avoir choisi cette activité et dans quel contexte l’utilisez-vous ?
En général, je propose cette activité en fin de cycle de remobilisation, parce qu’avant de pouvoir se lancer dans une chorégraphie collective, il est important d’avoir déjà établi une certaine cohésion de groupe.
C’est une activité intéressante car elle est conviviale et possède plusieurs facettes : physique, artistique et collective. Ce qui en fait un véritable support pour travailler le collectif : la chorégraphie se construit et se réalise en groupe. Au fil de la séance, chaque membre du groupe apprend à trouver sa place et à accepter le regard des autres pour avancer ensemble. Il faut réussir à mémoriser les pas, à les reproduire, à suivre le rythme et à coordonner ses mouvements avec ceux du groupe.
Je propose aussi cette activité car elle permet d’apprendre à ne pas se frustrer lorsque l’on rencontre des difficultés à retenir ou à réaliser certains pas. Elle permet également de déstabiliser les personnes ayant davantage de capacités physiques, ce qui permet de laisser davantage de place aux autres bénéficiaires durant la séance.
Qu’est-ce qu’on travaille concrètement ?
∙ Côté physique : l’endurance, le cardio et la coordination des mouvements.
∙ Côté cognitif : l’apprentissage et la reproduction d’une chorégraphie mobilise la mémorisation et l’attention.
∙ Côté mental : la confiance en soi, la gestion des émotions et l’acceptation du regard des autres.
∙ Côté créativité : l’imagination, l’inventivité, la créativité et la cocréation
Une anecdote à nous partager dans ton cartable de souvenirs ?
C’est toujours un super moment de partage dans une bonne ambiance, et les fous rires sont nombreux !
Mon souvenir le plus marquant, c’est lorsque l’une des bénéficiaires a proposé de filmer la chorégraphie afin de pouvoir s’entraîner chez elle avant la séance suivante. Cela montre l’intérêt qu’elle portait à l’activité, mais surtout sa volonté de travailler et de bien faire. Cette initiative a également créé une forme de cohésion dans le groupe puisque les participants se sont donné leurs numéros de téléphone afin de pouvoir échanger la vidéo.
Et pour finir sur une anecdote un peu plus personnelle : il a fallu que j’apprenne les pas de base avant ma toute première séance… Je n’ai jamais été aussi ravie de pouvoir faire du télétravail pour ne pas me retrouver à faire ça au bureau !
L’activité a d’ailleurs rencontré un certain succès, puisqu’elle a permis aux bénéficiaires de définir leur projet de loisirs. En effet, trois personnes du groupe ont demandé à être orientées vers une pratique régulière de LIA et de disciplines similaires (step et zumba) !
Propos recueillis par Sidonie Joubert