Publié le 25 août 2026
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Je m’appelle Alice. Je viens de Nevers et je suis arrivée à Saint-Étienne pour mes études. Ça fait maintenant neuf ans que j’y habite. Je suis arrivée au DAHLIR en octobre 2024.
Quel est ton rôle au DAHLIR ?
J’occupe le poste de coordinatrice locale et chargée d’accompagnement QPV. J’interviens sur le territoire du Chambon-Feugerolles et de La Ricamarie, dans les différents quartiers prioritaires de ces deux villes.
Quelles sont tes missions ?
J’accompagne les habitantes et habitants des quartiers vers les loisirs, qu’ils soient enfants, adultes ou seniors. J’essaie de promouvoir l’activité physique et culturelle à travers la mise en place d’événements, portés par le DAHLIR ou par des partenaires.
C’est un poste aux multiples facettes, je fais plein de choses et beaucoup de terrain. C’est très enrichissant !
Est-ce qu’il y a des missions que tu préfères ?
La coordination de projet est une mission vraiment intéressante. C’est marrant car, au début, c’était une fonction que j’appréhendais. Mais je me suis rapidement rendue compte que j’étais à l’aise sur le sujet et que j’aimais beaucoup valoriser des projets de création d’événements !
Il y a aussi la médiation, car, pour trouver les personnes à accompagner, je dois faire de la médiation. Je vais à la rencontre des habitants dans les quartiers, ça peut être aller à la sortie des écoles, au marché ou participer à des événements de partenaires… L’idée, c’est de créer un premier contact, puis, petit à petit, de parler du DAHLIR et de proposer un accompagnement. Finalement, le point de départ, c’est vraiment créer un lien de confiance.
Est-ce que tu as envie de partager avec nous un projet qui t’a marqué ?
Oui. Je pense notamment à l’association Vivre Ensemble, à La Ricamarie. C’est un groupe de femmes qui se retrouvent plusieurs fois par semaine pour faire différentes activités.
Quand je les ai rencontrées, je leur ai parlé d’une activité de gym douce proposée par un club du territoire. L’inscription était à seulement 20 € par an, ça permettait de lever le frein financier.
Aujourd’hui, elles sont six à pratiquer cette activité, dont des femmes qui n’avaient pas fait de sport depuis des années, voire même jamais pour certaines. Le coach s’adapte vraiment à leurs problématiques de santé, il n’y a pas de jugement, l’ambiance est bonne, on rigole beaucoup.
Le fait qu’elles y aillent en groupe les a énormément aidées. On avait organisé des séances d’essai ensemble avant les inscriptions, ce qui a permis de créer un climat de confiance et une belle dynamique de groupe.
Est-ce qu’il y a un type d’actions qui t’inspire particulièrement ?
Ma dernière action autour d’un city stade m’a donné envie de développer davantage de projets dans cet esprit.
Pendant un mois et demi, chaque semaine, plusieurs partenaires ont proposé des activités sur place, au sein du quartier. Certains partenaires sont sortis de leurs habitudes pour intervenir en extérieur. Ça a créé de belles choses. Et comme c’était régulier, les habitants prenaient leurs habitudes, revenaient chaque semaine et de vrais liens se sont créés.
Ce n’est pas toujours facile de faire venir les habitants à certains endroits, donc organiser des ateliers ou des événements dans les lieux qu’ils fréquentent prend tout son sens. Se rendre disponible directement dans les lieux de vie permet souvent de faire tomber l’appréhension et de rendre les activités plus faciles d’accès. C’est plus vivant !
J’aimerais proposer plus d’actions dans les city stades, les places, aux pieds des immeubles !
Est-ce que tu as une recommandation culturelle à partager ?
J’aime beaucoup les vidéos de Clément Viktorovitch.
Il analyse les discours, la rhétorique, la gestuelle. Je trouve son approche vraiment intéressante. C’est quelqu’un d’engagé et je trouve que ce qu’il dit est toujours inspirant. J’essaie parfois d’appliquer certaines choses dans mon quotidien.
En plus, comme je ne regarde pas la télévision, c’est aussi un bon moyen de suivre l’actualité.
Est-ce que tu pratiques un sport ou une activité culturelle en dehors du DAHLIR ?
Oui, je cours depuis environ deux ans, une à deux fois par semaine.
Je fais aussi de la danse folk. Je vais à des bals dès que je peux, c’est très joyeux comme ambiance. C’est une passion que ma famille m’a transmise depuis longtemps, mais depuis deux ans, j’essaie vraiment d’en faire le plus possible.
D’ailleurs, depuis février, j’ai commencé l’accordéon diatonique. Je prends des cours. J’ai un bon professeur qui me motive bien. Je ne suis pas encore prête à faire des concerts, mais je progresse et ça me plaît beaucoup !
Si tu avais un budget illimité et sans contrainte pour mener un projet au DAHLIR, tu ferais quoi ?
Pourquoi pas monter un projet autour de la musique traditionnelle.
Par exemple, organiser des initiations à la danse traditionnelle pour les bénéficiaires. Ça pourrait être une chouette idée à mettre en place. Cela permettrait de faire venir des clubs ou des associations aux fêtes de quartier, pour faire découvrir cette activité aux habitants.
En plus, c’est une activité qui est accessible à tous, quel que soit ton niveau. L’ambiance des bals est conviviale et il y a toujours quelqu’un pour nous apprendre à danser ! D’ailleurs chaque culture a aussi ses musiques traditionnelles, donc ça peut être hyper inclusif.
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?
On peut me souhaiter de continuer à mettre en place des projets qui ont du sens et de trouver de la joie dans mes activités !
Propos recueillis par Sidonie Joubert