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Portrait Salarié : Claire, Chargé de projet au Pôle Gestion Administrative

Publié le 6 mai 2026

Portrait Salarié : Claire, Chargé de projet au Pôle Gestion Administrative

Claire est chargée de projet au pôle gestion administrative du DAHLIR. Après un parcours mêlant secteur privé et social, elle a trouvé un équilibre au DAHLIR où ses missions sont pour elle, porteuses de sens. Engagée et polyvalente, elle œuvre au cœur des projets de l'association mais aussi au Comité Social et Economique où elle est élue titulaire.

Je suis Claire Barthélémy, j’ai quarante ans. Moi, j’ai toujours été indécise, mais quand j’étais petite je pensais faire un métier dans la justice, magistrate ou avocate. C’est tombé loin de là ! J’aime encore aujourd’hui beaucoup écouter les avocats ou les magistrats parler, l’éloquence qu’ils ont, l’utilisation de mots.

Aujourd’hui, je suis chargée de projet au pôle gestion administrative du DAHLIR. Je m’occupe de tout ce qui est administratif en lien avec le financier. Donc, le suivi des subventions dans le CRM, le suivi des dépenses pour les projets avec de la part activité ou la validation des factures sur les fonds inclusifs, par exemple. Il y aussi la partie administrative du FSE et depuis peu, la partie administrative en lien avec l’organisme de formation, qui est en cours de construction. Je suis également élue titulaire au Comité Social et Economique du DAHLIR.

 

Quel a été ton parcours pour arriver à ce poste ?

Comment j’en suis arrivée là ? J’ai un BTS assistante de direction. Ça, pour le coup, ça tombe moins loin de mon métier actuel que le droit. Au début de ma carrière, j’ai travaillé dans un laboratoire de médicaments génériques en tant qu’assistante commerciale. Ensuite, nous avons eu un changement de vie avec un déménagement et je suis arrivée en Haute-Loire. J’ai travaillé à la CAF, donc plus dans l’aspect social, très loin d’une entreprise cotée en bourse ! Et ce sont des valeurs qui me parlent beaucoup.

Je ne peux pas avoir un travail qui consiste juste à venir faire huit heures et repartir. Pour moi, ça, ça ne fonctionne pas. Il faut qu’il y ait un sens dans ma mission, à peu près tout le temps et que la structure pour laquelle je travaille ait des convictions encore plus fortes.

Après quelques années passées à la CAF, j’ai réalisé un bilan de compétence. En est ressortie cette histoire de besoins de valeurs très fortes et l’envie d’accéder à une structure plus petite. L’aspect « très grosse entreprise », pour moi, était un petit peu difficile, j’avais du mal à m’épanouir dans un environnement de grande taille.

Je suis arrivée au DAHLIR en 2021. A l’époque, on était trente-six salariés. Donc je trouvais ce que je cherchais, une structure beaucoup plus petite et un poste, à mes yeux, plus valorisant puisqu’en lien direct avec la direction, en lien avec tous les salariés, donc un poste central. Depuis, l’ascension exponentielle de l’association fait qu’on est largement plus que trente-six ! Mais pour moi, qui ait vu arriver la plupart des gens en poste aujourd’hui, ça reste quand même à une échelle qui me convient. Et les valeurs très fortes incarnées par l’association, vraiment, ça me rend très fière. C’est quelque chose qui est très important pour moi.

 

Cinq ans après ton arrivée au DAHLIR qu’est-ce que tu préfères le plus à ton poste ?

J’aime vraiment beaucoup le poste que j’occupe là, justement parce qu’il est un central, que je travaille quasiment avec tout le monde.

Par le biais de mes missions, je côtoie quand même énormément de salariés sur l’ensemble de ces pôles. Il y a très peu de salariés avec qui je ne travaille pas. Je suis aussi élue titulaire du CSE, donc potentiellement mobilisable sur des éléments plutôt autour de la vie de l’association, mais qui ne sont pas en lien direct avec mon poste. Et je trouve ça très intéressant.

 

Ca ressemble à quoi une journée « type » dans le rôle de Claire au DAHLIR ?

Une journée type, c’est avoir prévu quelque chose et avoir de la chance si on arrive à le faire à la fin de la journée ! Il y a des jours où j’ai plus de tâches que d’autres. Déjà, ça dépend si on a la gestion de la ligne téléphonique ou pas. Puisque dans le pôle gestion, on répond au téléphone (le numéro unique du DAHLIR). S’il y a du téléphone, on sait qu’on sera mobilisés la demi-journée et il faudra qu’on fasse une activité qui demande moins de concentration.

Sinon, c’est plutôt en fonction des délais impartis pour réaliser toutes les activités dans la journée. Par exemple, là, je travaille sur un bilan FSE, donc ça m’a pris une partie de la matinée et le début d’après-midi. Ensuite, il y a des conventions, donc il faut que je gère toute la partie CRM, que je mette à jour. Et, entre-temps, il faut que je réponde aux mails, aux sollicitations, des salariés et aux partenaires extérieurs.

Il n’y a pas de monotonie. Chaque jour est différent. C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup. Je n’ai pas l’impression que ça fait cinq ans que je suis là. Il y a beaucoup de polyvalences.

 

Ton poste a-t -il évolué depuis tes débuts ?

Ah oui, oui, oui ! La structuration du pôle, par exemple. Au début, il y avait moins de territoires, donc on était moins nombreux. Et en fait, je faisais de tout, mais à une échelle plus petite. Je m’occupais des locaux, de la logistique, des déplacements, du remboursement des formations, le téléphone, les conventions… Ensuite, il y a eu des changements.

J’ai davantage travaillé sur la gestion du FSE, on s’est réparti les tâches différemment et j’ai pris plutôt la partie financière. Ensuite, au fur et à mesure de l’implantation du DAHLIR dans d’autres territoires, il a fallu quelqu’un qui gère plus le téléphone, plus la logistique, la vie associative etc… Donc ces missions ont été attribuées à d’autres collègues qui ont été recrutées. Pour moi, c’est donc moins de diversité dans mes missions, mais des missions plus importantes.

Et cette année, il y a deux nouvelles missions à gérer au sein du pôle. Il y a la gestion du pôle inclusif. Donc ça, c’est lié au Dispositif Handicap, ACM (accueil collectif des mineurs) et à la petite enfance, qui va concerner davantage de territoire. Et il y aussi un gros challenge : l’ouverture de l’organisme de formation, et donc le passage par un audit Qualiopi pour pouvoir avoir un organisme de formation opérationnel.

 

Quel événement ou projet t’a le plus marqué au DAHLIR ?

La création de l’Organisme de Formation. C’est vraiment quelque chose qui me stimule. C’est dingue, j’ai l’impression d’être une gamine, ça me met en joie de travailler sur cet OF, de créer de A à Z quelque chose. Ça n’existait pas et on est en train de le faire, Lauriane, Thibaut et moi, on est en train de partir de rien.

 

Est-ce que tes fonctions au sein du DAHLIR t’ont permis de monter en compétences ?

Par rapport à mes études et mon expérience, j’ai développé d’autres compétences sur la partie « prise de décision ». Et puis ici, on construit les choses en groupe.

Il y a aussi des process, parce qu’on est nombreux donc il en faut, mais on les construit ensemble. J’ai appris à être partie prenante d’un projet de A à Z.

 

Quelles sont pour toi les qualités indispensables à ton poste ?

La polyvalence et l’envie d’avoir de la polyvalence. Avoir une bonne mémoire ou être très organisé ou les deux, si possible. Si tu n’es pas organisé, tu vas passer à côté de quelque chose et ça ne va pas marcher. Être sociable et avoir envie de travailler en équipe. Et enfin, faire preuve d’adaptabilité.

 

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

J’aime beaucoup cuisiner, j’aime bien tester de nouvelles recettes, avec plus ou moins de succès auprès de ma famille ! Donc pour trouver l’inspiration, j’aime bien suivre Laurent Mariotte. Il a un compte Instagram, que je suis, il écrit des livres et il a un magazine « Petits plats en équilibre ». Cette année, il a lancé sa chaîne YouTube avec une émission qui s’appelle Boustifaille. Je teste régulièrement ses recettes.

La cuisine me permet de travailler ma créativité. Je ne suis pas extrêmement créative. En tout cas, je n’exploite pas ma créativité parce que je suis plutôt terre à terre. J’ai quand même besoin d’une recette pour avoir une base, mais ça me permet de tester des trucs. Des fois, je me dis : « Oh, mais je n’ai pas ça », alors je vais mettre autre chose à la place.

Sinon je suis quand même une grande lectrice. Pas de lecture de classiques, mais des polars. Il y a un auteur que j’adore, c’est Jean- Christophe Grangé. Il a écrit Les rivières pourpres, notamment. Il est pour moi le meilleur auteur de polars. J’aime

particulièrement sont Lontano et Congo Requiem. Et si je devais donner un conseil lecture, ce serait Olivier Norek aussi.

J’aime bien les polars parce qu’il y a cette idée de justice et je trouve que c’est entraînant, on ne s’ennuie pas, il se passe toujours quelque chose et on a envie de connaître la fin avec impatience. Je ne cherche pas à résoudre l’énigme avant la fin, je veux être surprise jusqu’au bout.

As-tu des recommandations à nous faire ?

Un compte instagram qui s’appelle « Le média positif ».

Il s’avère que j’essaie de regarder le moins possible les infos. Bon, j’essaie de les suivre malgré tout pour pas être complètement larguée dans ce qui se passe dans le monde. Mais il y a peu d’informations positives. Et il y a ce média, Le Média positif, sur lequel ils donnent une information positive tous les jours. Quand je tombe dessus au milieu de l’ambiance un petit peu morose de l’actualité je me dis : « Ah, c’est trop bien ! ».

Et une deuxième recommandation : « Decathlon Outdoor ». Je fais des randos et récemment, j’ai téléchargé cette application. Partout où tu es, tu peux te faire géolocaliser et trouver des balades. Alors ça peut être des balades ou des randonnées compliquées. Moi, je prends les randos, mais il y a des VTT etc. On peut choisir son sport et le niveau de difficulté, du dénivelé, la distance, etc. On l’a testé à Annecy et ça nous a emmenés dans des endroits sympas, une partie un peu à l’écart et une partie un peu dans le centre-ville.

Si tu avais un budget illimité et aucunes contraintes, quel projet aimerais-tu mettre en place au sein du DAHLIR ?

Je trouve qu’on est très bien. Hors contexte professionnel, cela pourrait être de renforcer encore davantage le rôle du CE au service des salariés. Cela pourrait passer par le développement de nouveaux avantages ou l’amélioration de ceux existants, pour répondre au mieux aux attentes des équipes et enrichir la dynamique QVCT.


Propos recueillis par Anastasia Dru