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Carnet d’ascension n°4 – Le Puy-de-Dôme #10ans🎂

Puy-de-Dôme (63)

Publié le 13 juillet 2022

Carnet d’ascension n°4 – Le Puy-de-Dôme #10ans🎂

Ce mardi 12 juillet, toute l'équipe du DAHLIR 63 s'était mobilisée pour organiser, en compagnie de ses partenaires et bénéficiaires, l'ascension et la visite du lieu le plus symbolique du département, le puy-de-Dôme ! Une ascension difficile mais réussie, avant un moment convivial et instructif au sommet.

Sous une chaleur pesante et un grand soleil, l’équipe du 63 est sur le pont dès la fin de matinée afin de préparer au mieux cette célébration des 10 ans du DAHLIR. Après un pique-nique au col de Ceyssat, on se sépare en deux groupes : ceux qui monteront à pied et ceux qui prendront le Panoramique de Dômes, le train à crémaillère qui amène directement au sommet.

Petit à petit, les différents groupes de bénéficiaires arrivent et rejoignent le point de rendez-vous dans le sous-bois, au col de Ceyssat. On se prépare à gravir le mythique volcan par le presque aussi connu chemin des Muletiers. Plus d’une quarantaine de personnes ont envie de relever le défi, en compagnie de l’équipe du DAHLIR mais aussi de Timothée Bommier, bénévole du DAHLIR, champion de France de trail et recordman de l’ascension (n’essayez pas de le suivre en courant).

Plus bas sur la montagne, une quinzaine de personnes ont fait le choix d’accomplir le trajet en train, grâce au soutien du Département du Puy-de-Dôme.

Une ascension ardue sous un soleil de plomb

A 13h30, le top départ est donné. Le début de la montée, plutôt à l’ombre et pas encore trop raide, permet à tout le monde de prendre son rythme. Déjà, les plus à l’aise partent devant et s’échappent sur un rythme plutôt rapide, alors que les moins habitués à ce genre d’effort forment un peloton et essayent de se gérer et de gérer les fortes chaleurs du jour.

Un peu plus loin, après avoir traversé les rails du Panoramique, l’ascension commence réellement. Le chemin se compose désormais de lacets, alors que les pourcentages de la côte augmentent progressivement. Avec ces fortes températures, les pauses à l’ombre se démultiplient au fil de l’ascension. Si certaines sont propices à la prise de photo avec une vue magnifique sur le département et les montagnes alentours, la majorité répondent surtout à un besoin de fraîcheur et d’hydratation.

A chaque virage, plusieurs bénéficiaires et accompagnateurs doivent reprendre leur souffle (et un peu de jambes) pour continuer l’ascension. Les pancartes de numéro de virages défilent petit à petit, et motivent les participants à s’accrocher et continuer leurs efforts.

Et, au bout de presque une heure d’ascension, une fois le virage n°15 dépassé, le sommet pointe enfin le bout de son  ̶n̶e̶z̶  antenne. L’escalier final est gravi, et c’est le soulagement pour les participants, qui peuvent enfin souffler. C’est avec une certaine fatigue mais un sentiment d’accomplissement et de fierté que tous se retrouvent à 1465m d’altitude.

La tâche n’était définitivement pas facile comme Jérémie, bénéficiaire de lAPI de Cournon (Association d’Accompagnement Personnalisé pour l’Insertion), me le confie :

C’était dur, mais je suis monté à mon rythme. J’ai géré mon effort en prenant des pauses quand il fallait. C’était la première fois que je montais le Puy-de-Dôme, et je suis très content.

Et, comme le dira Bertrand Damiens, responsable territorial du DAHLIR dans le 63 :

C’était une belle montée. Tout le monde s’est accroché, et j’ai vu des gens dans l’effort, mais aussi de nombreux sourires. Cette ascension était aussi symbolique, et vous avez tous montreé que vous étiez capable de le faire, capable de monter le puy-de-Dôme.

Après l’effort…

Une fois le sommet atteint, les marcheurs rejoignent les personnes déjà présentes sur place, qui ont emprunté le train. Il est alors temps de réaliser la très symbolique photo de groupe avec le drapeau, créé par les bénéficiaires de l’ACT (Appartement de coordination thérapeutique) et du CHRS (Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale) ANEF 63, dont certains membres étaient présents.
Cette photo est aussi marquée par le présence du Président du Conseil Départemental du Puy-de-Dôme, Lionel Chauvin, ainsi que de Martine Bony, vice-présidente en charge du handicap et d’Eléonore Szczepaniak, vice-présidente en charge de l’enfance et de la jeunesse venus célébrer cet anniversaire avec l’ensemble des participants.

Il est aussi temps de se désaltérer et de profiter d’une petite collation. Après les prises de paroles de Bertrand Damiens et de Martine Bony, vice-présidente du conseil départemental dédiée au handicap, qui ont loué l’effort des participants, tous peuvent se sustenter avec du Saint-Nectaire et des pâtes de fruits locales.

Mais les festivités ne s’arrêtent pas là. En effet, deux groupes se forment. La grande majorité des participants est motivée à l’idée de découvrir plus en détails le site, qui fait partie du patrimoine mondiale de l’UNESCO, en compagnie de Vincent, guide bien connu du sommet. Les autres restent en compagnie des membres du DAHLIR qui improvisent une séance de volley.

Pendant la visite, nous découvrons plus en détail le puy-de-Dôme, avec ses dômes imbriqués, mais aussi toutes les plantes protégées qui poussent aux alentours, comme la gentiane ou l’arnica. Lors de ce moment très instructif, qui se conclut au temple de Mercure, de nombreux bénéficiaires s’extasient aussi devant les nombreux parapentes présents en cette belle journée. Des envies de virée dans les airs naissent alors chez chacun, qui se réaliseront peut-être un jour, après une nouvelle ascension…

Ce quatrième événement en territoire passé, on se donne rendez-vous la semaine prochaine… en Haute-Loire !


Article rédigé par Pierre Boccon