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De la danse contemporaine au Centre Hospitalier Sainte-Marie

Haute-Loire (43)

Publié le 6 novembre 2026

De la danse contemporaine au Centre Hospitalier Sainte-Marie

Au Centre Hospitalier Sainte-Marie au Puy-en-Velay, plusieurs patients des services Sainte-Cécile 2 et Sainte-Marthe ont découvert la danse contemporaine lors d’un atelier d’initiation sous le format de l’improvisation.

À l’initiative d’Estelle, éducatrice spécialisée au sein du centre hospitalier Sainte-Marie, ce projet a été accompagné par le DAHLIR et construit en partenariat avec l’Atelier des Arts, le Conservatoire du Puy-en-Velay. Une professeure de danse du Conservatoire a encadré les deux séances dans le cadre de l’EAC (Éducation artistique et culturelle), qui vise à rendre les pratiques artistiques accessibles au plus grand nombre, notamment aux publics empêchés.
Les participants ont ainsi pu découvrir une forme d’expression corporelle libre et artistique, sans prérequis ni recherche de performance.
Nous avons profité de cette occasion pour donner la parole aux bénéficiaires et vous partager leurs retours d’expérience suite à l’atelier ! 

 

Une exploration riche alliant expression, rythme et improvisation 

Au fil des deux séances, les participants ont exploré différentes dimensions de la danse contemporaine, en laissant progressivement place à leur créativité. 

La première séance était consacrée à l’expression corporelle et à l’improvisation. Assis sur une chaise, les participants ont d’abord été invités à écrire leur prénom dans l’espace, uniquement à l’aide de leurs bras. Une consigne simple, qui a permis à chacun de s’approprier l’exercice à sa manière : utiliser une ou deux mains, dissocier les mouvements, varier les gestes…
Progressivement, les participants ont été invités à mobiliser l’ensemble de leur corps, à se déplacer et à explorer l’espace. Ceux qui le souhaitaient ont ensuite pu présenter leur proposition au reste du groupe, alternant ainsi les rôles de danseur et de spectateur. 

La deuxième séance a introduit le travail du rythme : taper dans ses mains, explorer différents temps à travers la danse, alterner mouvement et moment d’arrêt. 

L’objectif ? Proposer un espace où chacun peut s’exprimer librement avec son corps, conserver sa singularité, tout en trouvant sa place au sein du collectif. 

« Ce qui est intéressant dans la danse, c’est qu’elle permet un lâcher-prise presque immédiat. Il n’y a pas besoin de technique ou d’avoir un niveau spécifique. Et ça a bien fonctionné : ils étaient nombreux à être là et à prendre du plaisir tout de suite dans l’activité. Cela donne envie d’avoir les moyens de mettre en place ce type de propositions de manière régulière. » 

Estelle, éducatrice spécialisée à l’origine du projet 

 

Des participants curieux et investis

Cette initiative a réuni une dizaine de participants. Pour certains, il s’agissait aussi d’oser franchir le pas, de dépasser leurs appréhensions pour venir découvrir une activité nouvelle. Et le résultat a été très concluant puisque les participants sont revenus motivés pour une deuxième séance ! 

“Avec la danse, je me sens libre, je m’exprime, je ressens ce que j’ai envie de dire. Pas forcément par les mots, mais par le corps. Et j’ai envie de continuer, de persévérer. 
L’art m’a toujours aidé. Et c’est une ressource que je ne veux jamais perdre.”

Une participante 

Pour l’un d’entre eux, cette expérience a aussi été l’occasion de renouer avec une pratique laissée de côté depuis plusieurs années. Malgré ses hésitations initiales à rejoindre un groupe, il a participé aux deux séances et envisage désormais de poursuivre la danse avec l’accompagnement du DAHLIR.  

« J’ai appris à danser tout seul quand j’étais enfant, en regardant les artistes à la télévision. J’ai fait de la danse de mes 8 ans à mes 15 ans, j’avais même fait des prestations ! Aujourd’hui, j’ai 24 ans et je me remets à danser. Pour moi, la danse, c’est un état d’esprit, un partage d’énergie entre soi et les autres, ça permet de s’apaiser ! » 

Un participant 

 

Ouvrir le champ des possibles 

Le partenariat avec l’Atelier des Arts a permis aux participants de découvrir une discipline artistique parfois éloignée de leur quotidien et qui n’est pas toujours accessible à tous. L’enjeu est aussi de leur permettre d’expérimenter de nouvelles pratiques, de rencontrer d’autres intervenants et, s’ils le souhaitent, d’envisager de poursuivre une activité à l’extérieur de l’hôpital. Au-delà de la découverte, elles peuvent faire émerger des envies et donner l’élan nécessaire pour envisager une pratique dans la durée. 

Cette expérience de découverte est d’ailleurs partagée, puisque c’était pour l’intervenante sa première intervention auprès du public médico-social ainsi que sa première proposition d’atelier d’improvisation. Tout comme les participants, elle en ressort ravie et très motivée par ce type de projet : 

« Tout le monde a super bien participé et je me suis régalée avec vous sur ces deux séances. C’était une très belle découverte de vous faire travailler comme ça. Je n’ai pas tellement l’habitude de donner des ateliers d’improvisation. C’est quelque chose que je pratique peu avec les élèves. Donc, aujourd’hui, grâce à vous, j’ai pu moi aussi explorer des choses et j’ai trouvé ça génial. » 

Professeure de danse 

Une très belle initiative avec des retours positifs tant des bénéficiaires que des intervenants, qui donnent du sens au travail de coordination et de mise en lien porté par le DAHLIR. On espère que ce projet fera naître d’autres initiatives plus régulières. 


Article rédigé par Sidonie Joubert