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À Gap et à Embrun, deux Maisons Sport-Santé portées par le DAHLIR !

Hautes-Alpes (05)

Publié le 8 octobre 2026

À Gap et à Embrun, deux Maisons Sport-Santé portées par le DAHLIR !

Depuis 2021 à Embrun et depuis mai 2025 à Gap, le DAHLIR porte deux Maisons Sport-Santé dans les Hautes-Alpes.

Leur objectif : identifier et accompagner les personnes éloignées de la pratique d’activité physique, en tenant compte de leur situation, de leurs besoins et de leur rythme. Cet éloignement peut être lié à des problématiques de santé, d’isolement, de précarité ou encore à des difficultés sociales. 

 

Les ateliers passerelle, une première étape avant l’orientation vers le milieu ordinaire 

Après un premier rendez-vous permettant de faire un bilan sur la situation, les motivations et la condition physique du bénéficiaire, le chargé d’accompagnement de la Maison Sport-Santé privilégie une orientation vers les clubs et structures sportives du territoire. 

Lorsque cette orientation n’est pas encore possible, des ateliers passerelle peuvent être proposés. Ce sont des séances d’activités physiques adaptées encadrées par un professionnel formé. À durée définie, ils permettent une remobilisation progressive en travaillant différentes caractéristiques physiques comme le renforcement, la souplesse ou l’équilibre. Ils permettent également de découvrir différentes activités sportives : handfit, tir à l’arc, disc golf, crossfit… 

Contrairement au DAPAP sur d’autres territoires, ces ateliers passerelle sont directement animés par les Maisons Sport-Santé du DAHLIR dans les Hautes-Alpes. Ils constituent une étape avant une éventuelle orientation vers une pratique régulière dans un club ou une structure sportive. 

  

Des collaborations au service des besoins des bénéficiaires 

Les Maisons Sport-Santé du DAHLIR cherchent à proposer une prise en charge globale des bénéficiaires, en collaborant étroitement avec les acteurs de la santé, du social, du médico-social et du sport.  

À Gap, la Maison Sport-Santé développe des partenariats avec la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) du Gapençais, le Centre médical Rhône Azur, les centres sociaux ainsi que la Maison de santé Pluriprofessionnelle (MSP) de Bayard.
De son côté, la Maison Sport-Santé d’Embrun travaille avec un réseau de partenaires locaux diversifié dont le service des sports de la ville d’Embrun, le Centre communal d’action sociale (CCAS), les associations et clubs sportifs, ainsi que les acteurs du Réseau pour l’Emploi (France Travail, Mission locale, Cap emploi, etc.). 

Cette collaboration permet notamment de proposer des dispositifs pour les personnes en situation de précarité, d’accompagner des publics éloignés de l’emploi vers l’employabilité, ou encore de travailler avec Handisport et le Comité Sport Adapté pour accompagner les personnes en situation de handicap. 

 

À Gap, accompagner des publics touchés par la précarité 

À Gap, les publics accompagnés sont variés, notamment en raison de la diversité des professionnels qui orientent vers la Maison Sport-Santé. Le travail d’« aller vers », notamment dans les quartiers prioritaires, permet également d’aller à la rencontre de personnes éloignées des dispositifs classiques. La précarité est très présente chez les bénéficiaires accompagnés. 

Un enjeu important reste ensuite l’accès aux clubs et structures sportives. Pour les publics les plus précaires, les équipes rencontrent des difficultés à identifier des structures pouvant répondre à leurs besoins. Après des ateliers passerelle à un tarif très attractif, certains clubs peuvent proposer des tarifs deux à cinq fois plus élevés. Le coût constitue donc un frein à l’engagement sur la durée. 

 

À Embrun, repérer les publics les plus invisibilisés 

À Embrun, la population est plutôt vieillissante. Si certains seniors sont très actifs et participent à de nombreuses activités, d’autres restent plus « invisibles ». Leur repérage et leur accompagnement constituent donc un enjeu important. 

D’autres publics, ayant un mode de vie sédentaire ou connaissant un déconditionnement physique lié à une maladie chronique ou à un handicap, peuvent également rencontrer des difficultés à trouver des structures adaptées à leurs besoins et à leurs capacités. 

Embrun est une ville où l’offre associative et sportive est très présente, mais celle-ci s’adresse plutôt aux personnes déjà actives. Il existe finalement peu de créneaux et de professionnels pouvant accueillir les publics ayant des besoins particuliers. 

 

Faire des ponts entre les publics et le sport 

Au-delà de l’accompagnement à la reprise d’activité physique, les Maisons Sport-Santé du DAHLIR font le lien entre les personnes en difficulté et les ressources locales. 

À Gap comme à Embrun, il s’agit ainsi de créer des ponts entre les besoins des bénéficiaires et les possibilités existantes, en s’appuyant sur un réseau de partenaires et sur une connaissance fine des réalités de chaque territoire. 

 

 

 


Article rédigé par Sidonie Joubert