Actions inspirantes | Handicap

6 choses à savoir sur le dispositif Handicap dans le Rhône

Rhône (69)

Publié le 24 janvier 2024

6 choses à savoir sur le dispositif Handicap dans le Rhône

En fin d’année dernière, avec son dispositif Handicap, le DAHLIR a accompagné pour la première fois dans le Rhône un enfant en situation de handicap vers un centre de loisir.
Cela a été rendu possible grâce à un long développement du dispositif et grâce à l’aide de plusieurs acteurs locaux.
Découvrez plus en détails ce projet et sa construction !

  • Une demande initiale de la CAF

La création du dispositif Handicap dans le Rhône a débuté par la réponse à un appel à projet de la CAF du Rhône (fonds « public et territoire »), il y a un an maintenant. Un appel à projet sur lequel le DAHLIR s’est positionné, et a été choisi en mars dernier.

Ce fonds a notamment pour but de répondre aux besoins spécifiques des familles et des territoires, notamment sur les questions d’accessibilité, d’autonomie et pour prévenir des situations d’exclusion.

Avec ce financement, l’association va chercher à améliorer l’accueil des enfants en situation de handicap en centres de loisir.

 

  • Un travail de lancement de plusieurs mois

Une fois accepté comme porteur de projet, le DAHLIR a recruté d’une personne pour coordonner le dispositif, Lucas Querol.

Le nouveau coordinateur a alors travaillé pendant plusieurs mois sur la création et le lancement du dispositif, en collaboration avec la CAF, les acteurs du territoire et en s’inspirant des autres dispositifs Handicap de l’association.

Cela a notamment permis de repérer des centres médicaux sociaux, des centres de loisirs… et de leur faire connaître le dispositif, mais aussi de faire le lien avec d’autres partenaires potentiels.

Enfin, à la suite de cette mise en place, une expérimentation sur la ville de Villefranche-sur-Saône a été lancé depuis le mois de Septembre.

 

  • Villefranche, une agglomération avec plusieurs particularités

La CAF et le DAHLIR ont ciblé la ville de Villefranche à la suite d’un diagnostic terrain et statistiques, et de plusieurs échanges avec les acteurs locaux (familles, centres de loisirs, élus…)

Il a notamment été constaté que le pourcentage d’enfants avec une AEEH (Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé) résidant dans l’agglomération était plus élevé que la moyenne. Ce pourcentage est encore plus élevé au sein des 3 QPV (Quartiers Prioritaires de la Ville) de la ville.

Plusieurs besoins ont aussi été identifiés sur le terrain. Il y a eu par exemple plusieurs retours de familles sur un mauvais accueil de leurs enfants, et à l’inverse, plusieurs retours de centres de loisirs sur des difficultés à accueillir.

Le projet d’expérimentation sur la ville de Villefranche-sur-Saône a donc été créé en réponse à des difficultés sur le terrain, pour les familles et les professionnels.

 

  • Un projet local avec les acteurs locaux

Pour son bon fonctionnement, le lancement de l’expérimentation ne pouvait se faire qu’avec le soutien et la participation des acteurs locaux.

D’abord la CAF du Rhône, qui finance et a orienté le dispositif vers Villefranche. Puis la mairie de Villefranche, qui gère au quotidien les 9 centres de loisir du secteur, et sont au plus près des parents, enfants et professionnels, et a mis à disposition un bureau pour l’association.

 

  • Le premier accompagnement

En décembre dernier, le premier accompagnement s’est mis en place. La mairie de Villefranche-sur-Saône a orienté vers le DAHLIR la famille d’un enfant en situation de handicap, car leur relation était compliquée avec l’un des centres de loisirs. L’enfant avait en effet été déjà accueilli dans le centre de loisir, mais sa prise en charge était difficile pour le centre de loisir, notamment lors des dernières vacances de la Toussaint.

Le DAHLIR a alors rencontré la famille et l’enfant, puis renoué le lien avec le centre de loisir. Il a alors pu être accompagné aux dernières vacances de Noël vers le centre, pour un accueil de plusieurs demi-journées.

De plus, plusieurs outils ont été mis en place pour aider son accueil, comme un cahier de vie, qui permet le suivi de l’enfant de manière plus positive.

 

  • Une suite prometteuse

A travers le dispositif, l’association va maintenant chercher à accompagner de plus en plus d’enfants vers les centres de loisir, et permettre l’accueil en bonnes conditions de chacun, peu importe leurs besoins.

Pour cela, le travail partenarial va continuer à se développer, notamment avec l’agglomération de Villefranche Beaujolais.

Des temps de sensibilisation vont aussi être organisés avec les éducateurs et animateurs des centres de loisirs pour les former à l’accueil d’un enfant en situation de handicap et échanger avec eux sur leurs difficultés.

Dans ce sens, l’association va distribuer des questionnaires aux centres de loisirs pour avoir leurs retours, identifier encore plus précisément leurs besoins et leurs difficultés.


Article rédigé par Pierre Boccon