Publié le 22 décembre 2025
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Je m’appelle Kevin MAROAUNUI, j’ai 22 ans et je viens de Polynésie française.
Quand j’étais jeune, j’avais plein de métiers en tête : astronaute, médecin, pompier… Tous des métiers où il faut bouger, avoir un rapport au corps, à l’action et où on est là pour aider les autres. Depuis petit, j’ai toujours voulu faire quelque chose dans le sport, parce que j’adore ça.
C’est ce qui m’a naturellement conduit vers une licence STAPS à Tahiti, jusqu’à poursuivre aujourd’hui mon Master et mon alternance au sein du DAHLIR.
Ton parcours au DAHLIR ?
Je suis tombé sur le DAHLIR un peu par hasard, alors que je cherchais un stage pour réaliser mon Master STAPS APA. Je suis arrivé en novembre, au sein du pôle innovation du DAHLIR, et j’étais rattaché à l’antenne du Rhône . Les premières semaines étaient consacrées à assimiler beaucoup d’informations, puis j’ai travaillé sur un diagnostic pour analyser notre accompagnement auprès des bénéficiaires, identifier les points forts et les axes d’amélioration. C’était un travail principalement théorique, qui m’a permis de comprendre la logique de l’association et d’avoir une vision globale.
Après ce stage, j’ai postulé pour mener ma 2ème année de Master en alternance dans l’équipe de la Haute-Loire. Là, c’est beaucoup plus « terrain » : je suis directement en contact avec les publics ayant des problématique et je mets en pratique ce que j’avais analysé lors de mon stage. L’expérience au pôle Innovation m’a beaucoup aidé pour m’intégrer et comprendre rapidement le fonctionnement de l’association.

Tes sports favoris ?
J’ai pratiqué beaucoup de sports : volley-ball, athlétisme… Et en ce moment, je suis à fond dans les sports mécaniques : moto, F1, GP.
Quels sont les célébrités ou sportifs qui t’inspirent ?
J’aime beaucoup les sportifs comme Marc Marquez pour son humilité et son authenticité. Et puis Max Verstappen, dans un autre style, me montre qu’il n’y a pas un profil type pour réussir.
Je suis aussi fan d’humour : par exemple Matt Rife, qui fait du stand-up, m’inspire par son côté humain et sa façon de ne faire aucune différence entre les gens.
As-tu des recommandations de comptes à suivre sur les réseaux sociaux ?
Oui, je trouve que c’est important de suivre des athlètes de haut niveau. En général, je suis un peu toutes les grandes figures de chaque discipline.
Après, s’il y a vraiment un compte que je recommande, c’est Axel Santé. C’est un enseignant APA qui propose plein d’exercices à faire chez soi et des conseils accessibles à tous. Je l’ai découvert il y a deux ou trois ans, et je trouve son contenu vraiment utile, ludique et adapté.
Et pour rester dans le thème, je suis aussi des pilotes comme Marc Márquez, parce que c’est mon pilote préféré et un sportif que j’admire beaucoup.
Un style de playlist à conseiller ?
J’écoute surtout de la pop américaine et des musiques indés, pour me détendre après une journée d’accompagnements ou d’entretiens. Des exemples : Bliss – Iogi ou Sienna – The Marias.
Pour la motivation ou l’adrénaline, je mets des morceaux plus dynamiques, comme Take Me Out de Franz Ferdinand.

Comment te projettes-tu pour l’avenir ?
Je ne sais pas encore si je resterais en France ou si je retournerais à Tahiti après mes études. Ce qui est sûr, c’est que j’aimerais développer quelque chose chez moi, dans le domaine du sport santé ou de l’APA, car il y a beaucoup de problématiques de santé non traitées, comme l’obésité.
Pour l’instant, je profite de mon alternance : accompagner les bénéficiaires sur le terrain, découvrir le quotidien de l’accompagnement et continuer à apprendre.
Une anecdote à partager ?
Au DAHLIR, j’ai compris que le sport ne se limite pas à la performance. Il y a tout un côté social : tisser des liens, échanger avec les gens, partager. C’est une vision que je n’avais pas avant et qui m’a beaucoup marqué.

Propos recueillis par Léa Grimal